Road trip en Albanie de 10 jours : notre itinéraire, notre budget et notre avis sincère

En juin 2026, Claire et moi avons fait un Road trip en Albanie et parcouru un peu plus de 1 000 kilomètres à travers le pays. Pendant 10 jours, nous sommes passés de l’agitation de Tirana aux maisons blanches de Berat, puis des rues pentues de Gjirokastër aux eaux turquoise de la Riviera albanaise. Le voyage nous a coûté environ 2 100 € pour deux, tout compris.

C’était notre première fois dans le pays. Nous avions choisi juin pour profiter du beau temps et de la côte sans subir, pensions-nous, l’affluence de juillet et août. Ce choix nous a bien convenu, même si Ksamil était déjà plus fréquentée et plus aménagée que les photos ne le laissaient imaginer.

Voici notre itinéraire réel, notre budget approximatif, ce qui nous a surpris et les erreurs que nous éviterions lors d’un prochain road trip en Albanie de 10 jours.

Notre itinéraire de 10 jours en Albanie

Nous ne voulions pas parcourir tout le pays. Notre boucle suivait un trajet assez simple : Tirana, Berat, Gjirokastër, la Riviera albanaise, Saranda et Ksamil, puis retour vers Tirana. L’idée était de commencer par les villes et l’histoire, avant de terminer près de la mer.

Deux premiers jours à Tirana

Nous avons consacré environ deux jours à Tirana. Nous avons découvert la place Skanderbeg, la mosquée Et’hem Bey, le quartier de Blloku et plusieurs rues du centre. Nous nous sommes aussi arrêtés dans des cafés et des restaurants pour prendre le rythme de la capitale.

Le premier vrai défaut du séjour s’est pourtant révélé ici : la circulation. Utiliser la voiture dans le centre nous faisait perdre du temps, surtout quand il fallait chercher une place. Si nous repartions, nous passerions ces deux jours sans véhicule et récupérerions la voiture seulement au moment de quitter Tirana.

Berat, notre première vraie surprise

Maisons blanches de Berat pendant notre road trip en Albanie
Berat et ses maisons blanches, une étape que nous avons davantage aimée que prévu.

Berat nous a charmés par son atmosphère. Après Tirana, le rythme semblait plus calme. Nous avons visité le château, marché dans Mangalem, traversé vers Gorica et pris le temps de regarder les maisons blanches construites sur la pente. Les photos vues avant le départ montraient l’architecture, mais elles ne restituaient pas vraiment la sensation que nous avons eue en nous promenant.

Nous n’avions pas besoin d’un programme chargé : marcher, traverser le pont et prendre quelques photos nous suffisait. Parmi toutes les villes du voyage, Berat est probablement celle qui nous a le plus surpris par son ambiance.

Gjirokastër et une arrivée un peu tendue

Après Berat, nous avons poursuivi vers Gjirokastër. À l’approche de notre hébergement, les rues sont devenues de plus en plus étroites et pentues. Je conduisais tandis que Claire vérifiait la carte. Dans une rue où je ne me sentais vraiment pas à l’aise, nous avons préféré nous arrêter plutôt que de continuer.

Claire est sortie pour regarder autour de nous. Après plusieurs heures de route, nous étions un peu stressés et nous voulions simplement poser nos affaires. Nous avons finalement trouvé un itinéraire plus simple, garé la voiture correctement et continué à pied.

Quelques minutes plus tard, les rues en pierre, les maisons traditionnelles et l’atmosphère de la vieille ville avaient complètement changé notre humeur. Nous avons fini par rire de cette arrivée. Après cet épisode, nous avons été beaucoup plus prudents avant de nous engager en voiture dans les vieilles villes.

Vieille ville en pierre de Gjirokastër lors de notre voyage en Albanie
À Gjirokastër, mieux vaut se garer avant les rues les plus étroites et continuer à pied.

La Riviera albanaise, entre paysages grandioses et stationnement compliqué

La descente vers la Riviera a été l’un des grands moments du voyage. Nous savions que l’Albanie était connue pour ses plages, mais le contraste entre les montagnes et la mer nous a réellement impressionnés. À certains endroits, le trajet lui-même comptait autant que la destination. Nous nous arrêtions simplement parce qu’un panorama nous donnait envie de prendre une photo.

Paysage de la Riviera albanaise entre montagnes et mer
Sur la Riviera albanaise, les trajets font pleinement partie du voyage.

Nous avons découvert Himarë, Dhërmi, plusieurs petites plages, puis Saranda, Ksamil et le site antique de Butrint. La couleur de l’eau et la proximité des montagnes figurent parmi nos meilleurs souvenirs. Un soir, après une journée passée sur la côte, nous avons mangé dans un petit établissement dont je n’ai pas retenu le nom. Le repas était simple. Ce qui reste, c’est ce moment où nous avons cessé de vouloir visiter quelque chose pour simplement profiter de la soirée.

Pourquoi Himarë est devenue une bonne base

Au début, nous voulions multiplier les arrêts : une plage le matin, une autre l’après-midi, puis une nouvelle ville pour la nuit. En pratique, ce rythme signifiait surtout refaire les valises, charger la voiture, chercher l’hôtel, se garer et tout décharger.

Nous avons alors choisi de garder une base sur la côte et de rayonner. Depuis Himarë, nous pouvions partir découvrir d’autres secteurs de la Riviera, puis revenir dormir au même endroit. Cette décision nous a surtout fait gagner du temps. Elle a aussi rendu les journées plus agréables.

Ksamil : superbe couleur, tranquillité relative

Ksamil représente notre plus grand écart entre les images vues avant le voyage et la réalité. L’eau turquoise est bien là, et nous avons apprécié les paysages. En juin, il y avait toutefois déjà pas mal de monde et plusieurs endroits étaient très aménagés. L’impression de plage sauvage et paisible donnée par certaines photos ne correspondait pas à tout ce que nous avons vu.

Nous y retournerions peut-être, mais nous y passerions moins de temps. Nous préférerions consacrer ces heures à d’autres endroits de la Riviera où nous pourrions nous poser plus tranquillement.

Budget réel : environ 2 100 € pour deux

Notre voyage nous est revenu à environ 2 100 € pour deux personnes pendant 10 jours, soit autour de 1 050 € par personne et 105 € par personne et par jour. Il s’agit de notre budget réel approximatif, pas d’un prix moyen valable pour tous les voyages en Albanie.

PosteMontant pour deuxDétail
Vols aller-retourEnviron 420 €Environ 210 € par personne
Location de voitureEnviron 300 €7 jours
CarburantEnviron 150 €Pour l’ensemble du road trip
HébergementsEnviron 650 €9 nuits en chambres doubles
Repas et boissonsEnviron 400 à 450 €Pour deux pendant 10 jours
Visites et entréesEnviron 70 €Musées et sites historiques
StationnementEnviron 30 à 40 €Plusieurs parkings payants
ExcursionsEnviron 80 €Activités sur la côte
TotalEnviron 2 100 €Pour deux personnes

Les hébergements, la voiture et les vols ont pesé le plus lourd. Les 9 nuits ont coûté environ 650 €, soit une moyenne d’environ 72 € pour une chambre double. Les repas et boissons ont représenté 400 à 450 € pour nous deux, car nous alternions restaurants, petits établissements locaux, cafés et repas simples.

Sur la côte, les tarifs des hébergements pouvaient être plus élevés. Certains logements étaient corrects sans correspondre totalement à l’impression donnée par les photos. Désormais, nous consulterions surtout les commentaires les plus récents au lieu de nous fier uniquement à la note générale.

Louer une voiture en Albanie : ce que nous aurions aimé savoir

Le prix affiché ne raconte pas toute l’histoire d’une location de voiture. Au comptoir, nous avons regardé la couverture d’assurance, la franchise, la caution et les conditions du contrat. Nous n’avons eu ni accident ni problème mécanique, mais cette vérification nous a semblé indispensable.

Avant de quitter l’agence, nous avons photographié et filmé l’avant, l’arrière, les côtés, les jantes, les rétroviseurs, les vitres, l’intérieur, le tableau de bord et le niveau de carburant. Toute rayure ou marque existante mérite d’être inscrite sur le document de prise en charge, même si elle paraît petite.

Nous gardions aussi un peu d’espèces en complément de la carte bancaire pour les petites dépenses, sans en tirer une règle générale pour tout le pays.

Penser en heures plutôt qu’en kilomètres

Notre autre erreur a été de construire certaines journées à partir des distances. Sur la carte, un trajet peut sembler court. Sur place, les routes sinueuses, les passages montagneux, la circulation et les pauses rallongent facilement la durée.

Le trajet entre Gjirokastër et Himarë nous a pris plusieurs heures avec les arrêts. Nous ne cherchions pas à aller vite, car les paysages faisaient partie du plaisir. Mais vouloir caser trop d’étapes le même jour nous mettait inutilement sous pression. Après les premiers jours, nous avons commencé à raisonner en temps de conduite réel.

Albanie ou Grèce : pourquoi nous avons choisi ce road trip

Avant de réserver, Claire et moi hésitions entre l’Albanie et la Grèce. La Grèce nous attirait pour ses îles, ses plages et son patrimoine, mais nous avions envie d’une destination différente et d’un voyage qui ne se limite pas à un seul endroit.

L’Albanie réunissait les villes historiques, les montagnes, les plages et la possibilité de construire une vraie boucle de 10 jours. La voiture nous permettait de relier Tirana, Berat, Gjirokastër et la Riviera, tout en nous arrêtant devant un paysage. Nous n’avons pas décidé que l’Albanie était objectivement meilleure : elle correspondait simplement davantage à ce que nous recherchions pour ce séjour.

À qui conseiller ce voyage de 10 jours ?

Cet itinéraire convient bien à un couple qui aime changer d’ambiance et accepte quelques imprévus. Nous avons aimé passer d’une capitale animée aux villes historiques, puis de la montagne à la mer. Il peut aussi plaire aux voyageurs pour qui les routes font partie du voyage.

Je serais plus réservé pour un conducteur très peu expérimenté ou facilement stressé au volant. Les rues étroites de Gjirokastër, les routes sinueuses et le stationnement sur la côte demandent parfois de l’attention.

Avec de jeunes enfants, je réduirais le nombre d’étapes et je resterais plusieurs nuits au même endroit. Pour quelqu’un qui déteste changer d’hôtel, deux bases seraient plus adaptées. Et si le but principal est une plage isolée, un hôtel très confortable et aucun déplacement, je ne copierais pas notre boucle telle quelle.

Ce que nous referions, et ce que nous changerions

Nous garderions les 10 jours, le mois de juin, la voiture, Berat, Gjirokastër et la Riviera albanaise. La variété du séjour et les paysages expliquent notre note personnelle de 8,5/10.

Nous modifierions toutefois le rythme : Tirana sans voiture, moins de temps à Ksamil, moins de changements d’hébergement et davantage de marge entre deux étapes. Sur la côte, nous choisirions une ou deux bases pour rayonner au lieu de changer d’hôtel presque chaque soir.

Si Claire me proposait de repartir demain, je répondrais oui. Je chercherais simplement à voir un peu moins pour profiter davantage. C’est la principale leçon de ces dix jours : l’Albanie mérite qu’on lui laisse du temps, au lieu d’essayer de cocher le plus grand nombre possible d’endroits.

Sources : www.voyage-prive.com/albanie et www.voyagealbanie.com

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À propos de l’auteur : Ben, blogueur voyage passionné, teste et compare les tour-opérateurs français pour te faire gagner du temps (et de l’argent). Il est aussi le créateur de Voyagius, l’outil IA gratuit qui génère ton itinéraire de voyage en 15 secondes. Suis-le sur iscapade.com pour d’autres avis honnêtes.

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